historique
 cueillette foret cueillette foret gibier

Les textes anciens témoignent souvent d’une importante couverture forestière dans ce secteur Sud de l’Aquitaine.


Dès 1360, il est écrit que le chemin de la vallée d’Aspe se glisse « entre les forêts qui sont sur les bords ».

En 1388, on notait qu’entre Lourdes et Orthez en passant par Morlaas « tout est bois ».

En 1698, l’intendant du Béarn est de la Navarre écrivait « le terrain de Béarn est si propre pour le bois que ce petit pays en fournirait tout un royaume ».

Fagots
Fagotteuses béarnaises début XXème siècle
Source : Manuel "Les vieux métiers"


Puis vint l’époque des grands défrichements pour l’agriculture, l’élevage et l’industrie. D’importants besoins en bois se font sentir pour l’approvisionnement des forges, la fabrication du charbon, l’extraction du tanin, la fabrication de traverses de chemin de fer  et de tonneaux, les usages domestiques comme le bois de construction ou le bois de feu, les piquets de clôture ou la vigne.

Les arsenaux des 17ème et 18ème siècles au temps où les vaisseaux étaient en bois sont friands des bois « courbes et courbants » des chênaies de l’Adour ainsi que des immenses sapins bien droits pour la fabrication des mâts, faisant réaliser de véritables prouesses techniques (chemin de mâture à Urdos) et assurant la réputation de la vallée d’Aspe.

C’est dans la deuxième moitié du 19ème siècle que la forêt enregistre sa plus faible superficie avec 1/6 du territoire seulement.

Depuis le  début du 20ème siècle avec le déclin de l’industrie et surtout l’exode rural la superficie forestière ne cesse d’augmenter : il s’agit essentiellement d’extension par accrus naturels affectant les zones pentues, difficiles à travailler et les terrains pauvres.

Extrait du Memento forestier des Pyrénées Atlantiques (édition 2006).